Contexte économique et social Honduras et Salvador

Y a-t-il besoin de rappeler le contexte de ces deux pays ? La caravane des migrants qui fait malheureusement l’actualité, est partie le 13 octobre 2018 de San Pedro Sula au Honduras pendant notre mission et une deuxième vague de migrants a quitté San Salvador (Salvador) le 24 octobre 2018. Les gens fuient la violence et la pauvreté. Ces pays font partie de ceux qui sont les plus pauvres au monde. Le réchauffement climatique a des conséquences importantes sur l’agriculture. Lors de nos rencontres avec l’ensemble des jeunes filles parrainées l’insécurité est l’un des fléaux exprimé par toutes.

  • DU 11 AU 15 OCTOBRE – Ecole Laura Vicuna à San Pedro Sula – HONDURAS – 325 élèves de la maternelle au primaire.

L’école Laura Vicuna se trouve dans la colonie Sandoval qui est une zone où règne l’insécurité, l’insalubrité, une grande pauvreté. Nous avons eu la possibilité de visiter quelques familles d’enfants qui habitent ce quartier et nous avons pu constater la grande détresse des familles.

La Directrice de l’école Laura Vicuna, ainsi que l’équipe pédagogique se sont fixées comme objectif de sauver les enfants, les jeunes et les adultes des menaces constantes que la société génère à savoir les extorsions, les drogues, les « maras » qui appellent les jeunes et les enfants à agir de façon violente.

Espoir Sans Frontières soutient ce projet éducatif par le biais d’un parrainage collectif qui permet à des enfants de suivre une scolarité normale.

La directrice nous a fait part des projets qui permettront à l’école Laura Vicuna de proposer une scolarisation jusqu’à l’entrée au collège.

  • DU 16 AU 23 OCTOBRE 2018 –Tégucigalpa (capitale) – HONDURAS

Espoir Sans Frontières soutient des jeunes filles de 12 à 26 ans par le biais du parrainage individuel qui leur a permis de faire leurs études. À ce jour une vingtaine d’entre elles sont universitaires et étudient dans des domaines très différents, médecine, pharmacie, kinésithérapie, nutrition, génie civil, industriel, architecture, informatique industrielle, droit, administration des douanes, anglais.

Notre référente locale suit de façon remarquable toutes ces jeunes parrainées. Grâce à son anticipation et à son implication nous avons rencontré chacune d’entre elles.

Ces jeunes filles nous ont parlé de leur situation à la fois scolaire et familiale en toute transparence et confiance, elles nous ont fait part de leur histoire et nous avons vécu des moments très forts, riches en émotions, compte tenu de leurs difficultés au quotidien.

Il faut savoir qu’elles doivent pour la plupart travailler dans la journée pour pouvoir suivre des études universitaires le soir. Elles subissent au quotidien l’insécurité dans leur quartier, bon nombre de parents sont obligés de venir chercher leur fille au bus qui ne rentre pas dans les quartiers à cause du niveau de violence.

Toutes ces jeunes filles ont exprimé clairement leurs remerciements aux parrains/marraines sans qui elles n’auraient pas pu et ne pourraient pas avoir accès ou suivre leurs études.

  • DU 24 AU 29 OCTOBRE 2018 – SAN SALVADOR (capitale) –Salvador

Espoir Sans Frontières soutient par le biais d’un parrainage collectif l’opération « petit déjeuner » dans une école publique qui se situe à Tonacatepeque, village au nord de San Salvador, la capitale. Parfois, c’est le seul repas que les enfants prennent dans la journée.

La Directrice de la fondation pour l’Education Laura Vicuna, nous a présenté le projet de cette école « JE VEUX GRANDIR, JE VEUX APPRENDRE » et nous a accompagné sur le terrain. Nous avons rencontré la Directrice de l’école, l’équipe enseignante, la psychologue et les enfants de l’école. La mauvaise alimentation, le manque d’éducation des parents, le coût de la vie sont les causes évidentes des difficultés d’apprentissage.

Lors de nos échanges notre correspondante nous a précisé « qu’il s’agit de regrouper nos forces et nos moyens entre les bénéficiaires et les parrains d’Espoir sans frontières pour ne pas créer l’idée d’ASSISTANAT, mais celle d’un travail commun ».

Nous avons pu visiter quelques familles dans le village de Tonacatepeque et nous avons constaté la grande pauvreté de ces villageois qui vivent dans des conditions de grande précarité, des abris en terre battue, des cloisons en plastiques, des toits de tôles, une promiscuité inquiétante pour les enfants.

Nous avons eu l’occasion de voir les enfants dans leur milieu familial et à l’école lors de notre venue et nous avons identifié une différence de comportement, les enfants à l’école étaient ouverts et souriants, protégés.

Nous ne pouvons qu’être enthousiasmées par les objectifs du projet et la façon dont il est mené sur le terrain et l’engagement des parents et des enfants pour se sortir de leur quotidien.

  • En conclusion

L’analyse des projets que nous portons dans ces deux pays par le biais des parrainages collectifs et individuels nous renforce dans notre conviction de continuer à nous battre pour ces enfants.

Merci à vous tous qui nous soutenez

Danielle et Catherine