Parrainages individuels des enfants sinistrés
     
RECIT de notre rencontre avec SAMEERA , notre filleul sri lankais
 
   
 
  septembre 2006  
     
   
 
Sameera et sa famille
 
Sameera, sa famille et des voisins
  Après environ 10 heures de vol, nous voilà arrivés au Sri Lanka. Nous sommes déjà venus dans ce beau pays il y a 26 ans. Cette fois-ci nous venons faire connaissance d'un petit garçon de 11 ans que nous parrainons depuis le tsunami, grâce à l'Association ESPOIR SANS FRONTIERES.

Après quelques péripéties pour parvenir à joindre la représentante locale, Sandya (à cause de la saturation du réseau téléphonique), nous voilà, le lendemain matin,à bord d'un "tuk-tuk" (moyen de transport typique du pays) en route pour le village de notre filleul Sameera.
Son papa était pêcheur, il est mort lors du tsunami. Nous voici arrivés, très attendus ; c'est un moment très fort pour tout le monde cette rencontre : nombreux « Ayu Bo Wan » et sourires de part et d'autre. Nous faisons connaissance de la famille et des voisins.
     
       
La maman n'est pas encore rentrée du travail (elle est ouvrière à la pelle et à la pioche sur les routes secondaires). La grand-mère nous a préparé des gâteaux ; on nous sert des boissons ; tout le monde nous observe. Puis la maman arrive. Un voisin nous montre son potager.  
Un voisin nous montre son potager.    
     
Ensuite son épouse et lui nous invitent à partager leur repas. Nous sommes chez les plus pauvres d'entre les pauvres, mais la dignité et le grand coeur prédominent. En voyant notre filleul, ses grands sourires, et ceux de toute sa famille et aussi ses camarades et voisins, nous avons compris que notre don (si petit pour nous européens) était d'une grande importance pour le Sri Lanka et que, donc, nous ne faisions pas ce geste inutilement : nous en sommes remerciés au centuple par les sourires ; et que dire de ces regards échangés avec la maman, seul langage commun, ainsi qu'avec la grand-mère : les mots étaient inutiles.

 
la pre-school de Pereliya

la classe de Sandya

  La première journée passe très vite, malgré la forte chaleur humide difficile à supporter. Dans l'après-midi, Sandya nous emmène chez elle dans un autre village ; puis c'est la visite à sa famille et un peu plus tard au temple où le moine demande même à s'entretenir avec nous.
Nous nous couchons, enchantés de notre première journée, la tête et le coeur emplis de sourires d'enfants et d'adultes, nous dormons profondément.

Le lendemain matin Sandya est fidèle au rendez-vous, nous repartons chez notre filleul.     
En cours de route Sandya nous fait visiter des temples et nous montre son école (pre-school). Sandya est l'institutrice de cette classe maternelle.

Ensuite, nous marchons le long de la voie ferrée où un train a été détruit par le tsunami de décembre 2004 (il reste encore un morceau de rail enchevêtré dans la végétation) ; nous frissonnons à l'idée de ce qui s'est passé à cet endroit-là ; cette zone a été terriblement touchée, les traces sont encore bien visibles. Nous sommes gênés, c'est très dur à voir, même près de 2 ans après.
     
Sandya nous présente des amies, on nous offre à boire, nous ne refusons jamais car il fait très chaud. Malgré la désolation, nous nous sentons bien dans ce pays ; les enfants nous interpellent gaiement, les adultes nous demandent de quel pays on vient : que l'Europe nous semble loin ....que de leçons d'hospitalité...
Nous nous dirigeons vers la maison de notre filleul. Les enfants nous aperçoivent et viennent à notre rencontre.
 
les enfants, Sameera, ses frères et soeur
 
La grande soeur de Sameera est heureuse de nous montrer la bicyclette qu'elle a reçue après le tsunami ; le village et l'école sont loin ; ce vélo est donc fort utile à toute la famille.
Nous prenons notre repas avec Sandya, chez la tante de Sameera, car nous comprenons que la maman est trop pauvre pour nous inviter ; la maison de la tante se situe tout près de celle de Sameera, c'est aussi une "maison tsunami" comme les gens les appellent ici, mais celle-là est un petit peu plus grande : 4 pièces au lieu de 2 . Sur la table de notre repas un bouquet de fleurs de nénuphars que Sameera a cueillies pour sa marraine : adorable gamin que j'aimerais prendre dans mes bras et embrasser, mais les moeurs du Sri Lanka sont différentes des nôtres et je ne veux nullement le choquer, je me contente donc d'une petite caresse sur sa main et d'un grand sourire ;  il me sourit à son tour ; les sourires sont notre seul langage commun, et ils nous emplissent le coeur chaque instant un peu plus.

Après le repas, nous sommes conviés à assister à une cérémonie où les mamans veuves vont recevoir un petit colis d'aide nous semble-t-il ; des chants et des danses ponctuent cette cérémonie présidée par un moine. Toutes les femmes ont revêtu le traditionnel sari pour cette occasion (on a remarqué que la maman de Sameera s'en était fait prêté un). Grande dignité tout au long de cette cérémonie. Nous sommes très émus d'y assister, d'autant plus que nous sommes les seuls étrangers. Encore un très grand moment qui restera gravé dans notre mémoire.

Le lendemain nous partons avec notre chauffeur pour 2 semaines de visite du pays.


au revoir Sameera
  Deux semaines plus tard, nous revoilà dans la région d'Hikkaduwa. Nous revoyons Sandya, et nous nous faisons une visite surprise à notre filleul. Lorsque nous arrivons chez lui, il est absent, mais bien vite ses camarades vont le chercher : il se baigne dans la rivière proche ; il est très surpris de nous revoir (ce n'était pas prévu), mais très heureux.
     
La grand-mère explique à notre chauffeur que sans notre aide le petit n'irait plus à l'école.
Quand nous remontons dans la voiture, Sameera comprend que cette fois-ci c'est notre dernière visite, il est un peu triste (nous aussi).   

 AU REVOIR  Sameera , tu es entré dans nos cœurs...

A notre retour, pendant plusieurs semaines, il nous a terriblement manqué deux choses : les cocotiers et la verdure , mais surtout les sourires d'un peuple très attachant .  Nous espérons pouvoir retourner là-bas dans les prochaines années…
Gardons Espoir.......Sans Frontières.........    
    
   Nous espérons avoir donné l'envie aux Marraines et aux Parrains d'aller rencontrer eux aussi leurs filleules ou filleuls, ils ne le regretteront absolument pas. 

Gisèle et Michel une marraine et un parrain ravis de leur expérience

   
     
       
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