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Catherine et Odile ont consacré
la plus grande partie de leur mission aux
visites aux familles. La disponibilité
de Sandya, la référente locale
et la présence permanente dun
interprète cingalais-français
ont grandement facilité leur travail.
Les visites se sont toujours faites à
limproviste. C. et O. ont rendu visite
à 84 familles, ce qui représente
112 filleuls. Elles ont toujours été
bien accueillies. Souvent, cet accueil était
ému, intimidé même,
et parfois empreint de crainte (celle du
« pouvoir » de décider
de larrêt des parrainages).
Ces visites se sont toutes déroulées
selon la même procédure ;
le but étant de réunir des
informations sur lévolution
de la situation matérielle des familles,
sur la perception régulière
de largent des parrains, sur lutilisation
de cet argent, sur la scolarité des
filleuls et léchange de courrier.
Les familles leur ont surtout fait part
de leurs difficultés quotidiennes,
de leurs soucis de santé et de leurs
problèmes pour assurer dans la durée
une scolarité satisfaisante à
leurs enfants.
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| Familles
rencontrées. |
C. et O. ont remarqué que de nombreuses
familles habitent désormais dans
des maisons neuves avec eau et électricité.
Quelques-unes malheureusement ont été
dans lobligation de séloigner
de leur lieu initial dhabitation.
Ces maisons, très simples, ont été
construites grâce à laide
dassociations et/ou du gouvernement.
Dans de nombreux cas, le mobilier reste
sommaire voire pratiquement inexistant.
Cependant cette politique de relogement
a permis à nombre de familles sinistrées
de bénéficier dune habitation
moins insalubre quauparavant.
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| Deux exemples
de reconstruction |
Sur le plan professionnel, peu de familles
ont véritablement retrouvé
une situation comparable à lavant
tsunami. De nombreux sinistrés doivent
se contenter de « petits boulots »,
mal payés et précaires. La
majorité des pères sont tâcherons
dans le bâtiment ou travaillent autour
de la cannelle, quelques-uns sont pêcheurs
mais rarement à leur compte. Peu
de mères travaillent, le plus souvent
celles qui le font fabriquent des cordages
avec laide de tous les membres de
la famille.
Les problèmes de santé sont
un souci permanent pour un certain nombre
dentre elles, car être malade
ou accidenté signifie ne plus pouvoir
assurer un revenu et entraîne des
dépenses supplémentaires difficilement
supportables pour ces familles aux budgets
dérisoires.
C. et O. ont constaté que les filleuls
perçoivent sans problème laide
financière venant de France. Cette
aide est principalement utilisée
pour le paiement de cours particuliers.
Avec cet argent, les familles achètent
également du matériel pour
lécole et financent partiellement
les transports scolaires et les sorties
pédagogiques. Il bénéficie
à lensemble des enfants scolarisés
de la famille. Faute de revenus suffisants
certaines delles lutilisent
aussi pour lalimentation quotidienne,
pour le lait des bébés, les
médicaments et les soins médicaux.
Dans chaque famille visitée C. et
O. se sont intéressées à
la scolarité des filleuls. Elles
ont vérifié que ceux-ci étaient
toujours scolarisés. Les filleuls
leur ont parlé de leur école,
de leurs professeurs, de leurs matières
préférées, de leurs
rêves et de leurs souhaits pour lavenir.
Les familles leur ont fait part de la chance
quelles ont dêtre soutenues
régulièrement financièrement
et moralement par des parrains.
Dans chaque famille visitée, C.
et O. ont fait le point sur les lettres
échangées avec les parrains.
Elles ont ressenti limportance de
cette correspondance pour la majorité
dentre elles, mais aussi les difficultés
à écrire quelles éprouvent.
Derrière lexcuse du manque
de temps quelles donnent régulièrement,
elles ont perçu le manque dhabitude
et la gêne de parler de soi, surtout
par écrit, à des parrains
qui, malgré les liens tissés,
restent des personnes un peu inaccessibles.
Avec une très grande sincérité,
maintes fois, ces familles leur ont demandé
de faire connaître aux parrains limportance
de cette aide à la scolarité
de leurs enfants et de leur transmettre
toute leur gratitude.
Les informations recueillies dans les familles
ont amené lassociation à
revoir certains parrainages. ESF a mis fin
à 26 dentre eux pour
amélioration de la situation matérielle
ou arrêt de la scolarité ,
transféré 2, réattribué
4 et intégré 3 nouveaux. Actuellement
180 enfants restent parrainés.
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