Mission d’évaluation du 31 janvier au 28 février 2006
     
Parrainages :  
 
   
  Bilan des courriers  
 

Un an déjà que 200 enfants sri lankais (district d’Hikkaduwa, S - O de l’île) victimes du Tsunami et des familles françaises s’écrivent…
Un an qu’ils apprennent à se connaître, à appréhender leurs modes de vie respectifs, si différents…
Un an d’amitié, de soutien moral et d’espoir pour permettre à ces enfants moins favorisés que les nôtres de se reconstruire et de poursuivre sereinement leur scolarité…

Au Sri Lanka, cette correspondance est sous la responsabilité de Mrs Sandya Wasanthie. Elle est chargée de récupérer les lettres des filleuls, d’en assurer la traduction en anglais, de les expédier en France (1 à 2 fois par mois), de traduire en cingalais les lettres des parrains avant de les distribuer aux enfants. Régulièrement, elle réunit les familles pour faire le point sur les parrainages et leur transmettre les mises au point d’ ESF.
En France, le courrier en provenance du Sri lanka est traduit en français (si nécessaire), avant d’être transmis aux parrains ; celui des parrains est traduit en anglais, avant d’être expédié au Sri Lanka (2 à 3 fois par mois). Un réseau d’une dizaine de bénévoles assurent ces traductions. Trois parrains en font partie.

 
  Fin janvier 2006, sur les 200 enfants parrainés, seuls 11 n’avaient encore jamais écrit et la majorité d’entre eux avait écrit au moins 2 lettres. Aujourd’hui, il ne reste plus que 5 enfants à ne pas avoir pris contact avec leur parrain. Leurs lettres ne devraient certainement plus tarder maintenant.
En effet à la suite de la réunion qui s’est tenue à l’école de Seenigama, le 7 février dernier (cf ci –l’intervention de Marité et Odile) les familles parrainées ont pris conscience de l’importance d’un échange régulier de courrier.

La teneur des lettres peut parfois sembler sans grand intérêt, trop empreinte de misérabilisme, très répétitive et stéréotypée. Dans leur culture, écrire n’est pas habituel. Les filleuls (ou leurs parents lorsque les enfants sont jeunes)ne savent pas quoi dire. C’est pourquoi ils remercient plus qu’il n’est nécessaire et répètent parfois, d’une lettre à l’autre, les mêmes informations. Ils sont persuadés que leur mode de vie est d’une trop grande banalité et donc de peu d’intérêt, pour être décrit à des adultes, à des « inconnus » vivant à plus de 10000 km de chez eux.
Ces parrains, ils les idéalisent très fortement. A leurs yeux tous les Français disposent de revenus considérables. Ainsi s’expliquent les incessantes sollicitations que l’on retrouve dans de nombreuses lettres.

Pourtant grâce à ces correspondances, nous découvrons peu à peu un pays peu familier pour beaucoup d’entre nous : des informations sur l’école, le quotidien, l’alimentation, les loisirs, les croyances religieuses, les traditions, la faune, la flore, les sites touristiques...sont fréquentes. Nous ressentons aussi le soulagement pour de nombreux parents, de pouvoir assurer à nouveau correctement la scolarité de leurs enfants et de leur préparer ainsi un avenir meilleur. Nous percevons également fréquemment, la réelle gratitude de la grande majorité de familles envers les parrains. Nous décelons parfois que ces liens créés entre le filleul et son parrain, ont permis à certains d’entre eux, de commencer à faire le deuil d’événements tragiques et d’espérer à nouveau.

Pour tout cela, nous considérons que le bilan de cette première année est positif. La poursuite de ce parrainage scolaire est capitale pour la majorité des filleuls et pour leur famille qui reprennent peu à peu espoir en l’avenir. Faisons preuve à leur égard d’une certaine tolérance et continuons à les soutenir en leur écrivant régulièrement.

 
   
     
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