Fin janvier 2006, sur les 200 enfants parrainés,
seuls 11 navaient encore jamais écrit
et la majorité dentre eux avait écrit
au moins 2 lettres. Aujourdhui, il ne reste
plus que 5 enfants à ne pas avoir pris contact
avec leur parrain. Leurs lettres ne devraient certainement
plus tarder maintenant.
En effet à la suite de la réunion
qui sest tenue à lécole
de Seenigama, le 7 février dernier (cf ci
lintervention de Marité et Odile)
les familles parrainées ont pris conscience
de limportance dun échange régulier
de courrier.
La teneur des lettres peut parfois
sembler sans grand intérêt, trop
empreinte de misérabilisme, très
répétitive et stéréotypée.
Dans leur culture, écrire nest pas
habituel. Les filleuls (ou leurs parents lorsque
les enfants sont jeunes)ne savent pas quoi dire.
Cest pourquoi ils remercient plus quil
nest nécessaire et répètent
parfois, dune lettre à lautre,
les mêmes informations. Ils sont persuadés
que leur mode de vie est dune trop grande
banalité et donc de peu dintérêt,
pour être décrit à des adultes,
à des « inconnus »
vivant à plus de 10000 km de chez eux.
Ces parrains, ils les idéalisent très
fortement. A leurs yeux tous les Français
disposent de revenus considérables. Ainsi
sexpliquent les incessantes sollicitations
que lon retrouve dans de nombreuses lettres.
Pourtant grâce à
ces correspondances, nous découvrons peu
à peu un pays peu familier pour beaucoup
dentre nous : des informations sur
lécole, le quotidien, lalimentation,
les loisirs, les croyances religieuses, les traditions,
la faune, la flore, les sites touristiques...sont
fréquentes. Nous ressentons aussi le soulagement
pour de nombreux parents, de pouvoir assurer à
nouveau correctement la scolarité de leurs
enfants et de leur préparer ainsi un avenir
meilleur. Nous percevons également fréquemment,
la réelle gratitude de la grande majorité
de familles envers les parrains. Nous décelons
parfois que ces liens créés entre
le filleul et son parrain, ont permis à
certains dentre eux, de commencer à
faire le deuil dévénements
tragiques et despérer à nouveau.
Pour tout cela, nous considérons
que le bilan de cette première année
est positif. La poursuite de ce parrainage scolaire
est capitale pour la majorité des filleuls
et pour leur famille qui reprennent peu à
peu espoir en lavenir. Faisons preuve à
leur égard dune certaine tolérance
et continuons à les soutenir en leur écrivant
régulièrement.
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