" D’inspiration maoïste, la guérilla péruvienne est issue d’une scission du Parti communiste. Le mouvement se développe sur le terreau de la sourde révolte amérindienne des oubliés de la réforme agraire de 1969 et des étudiants paysans qui sortent de l’université avec un diplôme inutilisable en raison de la ségrégation raciale et linguistique. Cette « guerre populaire » prône l’encerclement des villes par les campagnes et entend passer par trois étapes : une campagne d’agitation et de propagande ; une offensive généralisée contre l’Etat et son pouvoir militaire ; une guerre totale jusqu’à la chute des villes assiégées. Dotée d’une organisation verticale, la guérilla rejette toute forme d’unité d’action avec les organisations de masse et tout lien avec les forces politiques nationales. Utilisant les mêmes méthodes, intimidations, chantages, assassinats, que les membres du corps spécial de répression, les Sinchis, lancés contre eux, les guérilleros pratiquent la politique de la terre brûlée.
La population civile fait les frais de cette guerre, prise entre la violence terroriste de la guérilla et la violence contre-terroriste de l’Etat". Le Monde diplomatique
Chaque jour, chaque nuit, dans les plus petits villages des Andes, des paysans ou notables sont assassinés sous les yeux mêmes de leurs enfants.
César Pimentel, Ingénieur, et son épouse Sila, psychologue, ont alors décidé en 1992 de se consacrer entièrement à l'accueil de ces enfants en état de choc profond.
Rejoints par une petite équipe d'éducateurs, ils ont alors créé sur leurs propres fonds un lieu d'accueil où l'on aime, console, soigne et veille sur ces petits.
Au fil des années et de leur assurance financière, ils ont ouvert plus grand les portes aux enfants de prisonniers incarcérés avec leurs parents ainsi qu' aux enfants en situation d'errance permanente.
Lla reconnaissance des Pouvoirs Publics sur la qualité de leur prise en charge leur a permis dès les années 1996 d'être entendus à tous les niveaux, et ils ont ainsi pu engager de nouveaux contacts internationaux, particulièrement au niveau d'ONG nord-américaines aptes à apporter leur soutien.
C'est ainsi qu'Espoir sans Frontières ayant accompagné leurs premiers pas a alors pu confier sa succession et s'engager plus avant sur de nouvelles terres oubliées des médias.